Mon premier bivouac hivernal dans le Jura avec Chilowé

En septembre dernier, je vous annonçais mon partenariat avec Chilowé, l’agence de voyage spécialisée dans la micro-aventure, pour vous proposer des week-ends initiation bivouac. Cet hiver, j’ai souhaité vous proposer de partir pour votre premier bivouac dans la neige avec moi, toujours dans le cadre de ces événements Chilowé x Wildroad. C’est dans le Jura, avec le capitaine Rémi que cette aventure s’est déroulée. Nous avons eu la chance d’avoir une grosse quantité de neige, avec des conditions qui permettaient d’être confortable tout en sortant de sa zone de confort. Voici un récit heure par heure de la première édition hivernale des initiations bivouacs.


Samedi 11 h à la gare de Bellegarde sur Valserine

J’ai rejoint les participants à la gare de Bellegarde, car pour la plupart ils venaient en train de Paris. Au fur et à mesure, le groupe s’est formé et nous avons commencé à faire connaissance. Je sentais déjà que chaque personne était dans les starting-blocks pour aller installer le campement dans la neige. Au bout du deuxième tour de présentation, j’ai retenu les prénoms de mes abonnés.es. Je suis toujours heureuse de passer d’une relation virtuelle à une relation dans la vie réelle.

Le capitaine Rémi et les participants du week-end initiation bivouac dans le Jura avec Chilowe. crédit photo : Clara Ferrand.- blog Wildroad

Samedi 12h30 départ pour le Jura vaudois

Après quelques galères sur la route, Rémi, notre capitaine Chilowé pour ce week-end, a débarqué avec son van à la gare. Nous avons pris la route pour la station nordique de Bois d’Amont, à la limite avec le Jura Suisse. Là-bas, nous avons retrouvé Pauline venue en voiture depuis la Haute-Savoie. C’est en amont, avec Rémi, que j’ai décidé du spot de bivouac pour l’initiation au bivouac. Initialement, nous aurions dû aller du côté de la Dôle, mais les forts vents prévus cette nuit-là, nous ont forcé à nous rabattre sur la forêt du Rizoux et ses petites cabanes.

Bivouaquer dans la neige avec un guide : mes conseils pour bien débuter. credit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Samedi 13h30 Préparation des sacs à dos et des pulkas

Une fois sur place, tous les participants ont réorganisé leur sac en fonction du matériel fourni par Rémi. En bivouac hivernal, le duvet -10 degrés confort est très volumineux, il prend en général une grosse partie de la place. Florian, le benjamin du groupe, avait pris beaucoup trop d’affaires par peur d’avoir froid. C’est avec nos conseils qu’il a pu se délester des habits en doublon et ne partir qu’avec le nécessaire. Rémi avait prévu 2 pulkas pour le transport des affaires communes, comme la nourriture et les ustensiles de cuisine. Après avoir tous régler nos raquettes à neige à la bonne taille, nous avons enfin pris la direction de la forêt du Rizoux. 

Départ pour une micro-aventure hivernale dans le Jura avec Chilowé. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Comment choisir sa pulka pour une expédition hivernale. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Samedi 14h30, passage de frontière entre la France et la Suisse 

Les premiers kilomètres dans le Jura, nous permettent de nous familiariser avec le poids du sac à dos et la traction des pulkas pour Rémi et Pauline. Tout au long du week-end, nous alternerons la traction de la deuxième pulka pour que chaque participant qui le souhaite puisse tester cet accessoire indispensable pour une aventure hivernale. Au bout d’une heure de marche, nous arrivons au niveau d’un muret qui définit la frontière entre la France et la Suisse. Nous passons du côté du jura suisse pour continuer notre expédition. Nous faisons notre propre trace, guidé par Rémi qui connait la forêt du Rizoux comme sa poche. Il nous mène tout droit à notre première cabane non gardée, plantée là au milieu d’un croisement entre plusieurs chemins. 

Clarafotomania x Chilowé : week-ends initiation bivouac dans le jura. crédit photo : Antonin Poupart - blog Wildroad
crédit photo : Antonin Poupart

Samedi 16h, arrivée à notre camp de base pour le bivouac hivernal 

Les flocons tombent avec une forte cadence, bientôt nos manteaux seront recouverts d’une fine couche de neige. En cette journée de début janvier, nous devons installer notre camp avant 17h, l’heure à laquelle la nuit prend le pas sur le jour. Nous arrivons à hauteur d’une deuxième cabane, elle sera notre abri pour les repas et nous apportera un confort supplémentaire en plus de la tente. Avec Rémi, nous définissons une zone de bivouac en contrebas du champ, là où les vaches stationnent en été. Après une démonstration par le capitaine du montage de la tente, chacun s’occupe de mettre en place la sienne. Alors qu’il y a quelques jours, la pluie a balayé la neige dans le jura, nous nous retrouvons sous un mètre de neige sans visibilité ce jour-là. 

Montage du camp pour un bivouac dans la neige. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Monter sa tente en hiver dans la neige : les bons conseils. crédit photo : Antonin Poupart -blog Wildroad
Credit photo : Antonin Poupart

Samedi 18 h, apéro et fondue au chaud dans la cabane jurassienne 

Une fois que les 5 tentes ont été installées, nous nous replions vers la cabane où le poêle à bois nous tiendra au chaud pour la soirée. Cette cabane ne peut être utilisée que comme un abri d’appoint, car il est interdit de dormir dans une cabane non gardée dans le Jura suisse. Nous devons économiser le bois, car le stock est maigre. Nous maîtrisons le feu afin qu’il garde une taille raisonnable par rapport à notre besoin énergétique en chauffage. Chacun trouve sa place autour de la grande table où l’on prépare les croûtons de pain en prévision de la fondue qui va suivre. L’apéro se termine, il est temps de dégager la place pour les deux caquelons. Rémi prépare avec dévouement sa fameuse fondue jurassienne, prête à nous régaler. En hiver, nous consommons beaucoup plus d’énergie que pendant une randonnée estivale, il est important de bien manger pour mieux résister au froid de la nuit. 

Samedi 20 h, une part de galette et au lit 

Pour finir en beauté cette soirée conviviale dans la cabane, Rémi sort de son sac une galette des rois. Faire une initiation bivouac pendant l’épiphanie ne peut être que meilleure. Une fois la frangipane dégustée, il est temps de prendre la direction de nos tentes pour affronter la nuit hivernale. Je retrouve mon binôme, avec qui je partage ma tente pour la nuit. Dormir à deux dans une tente permet de produire plus de chaleur humaine et donc d’avoir plus chaud pendant la nuit. Il faut également bien ouvrir les aérations afin que l’humidité ne vienne pas créer de condensation sur les parois de la tente. 

Dimanche 7h, réveil sous la neige 

C’est sous une bonne couche de neige que le campement se réveille. Lorsque j’ai ouvert la porte de la tente, une grosse quantité de neige en tombe. Les quatre côtés de la tente sont recouverts de plusieurs centimètres de poudreuse. Parmi le groupe, personne n’a eu froid pendant la nuit, car contrairement aux idées reçues, lorsqu’il neige les températures sont plutôt agréables. Elles restent autour de 0 degré, alors que quand il fait beau, cela peut descendre facilement dans le négatif. 

Partir en bivouac en hiver et se reveiller sous la neige. crédit photo : Antonin Poupart- blog Wildroad
credit photo : Antonin Poupart

Dimanche 9h pliage du camp et petit-déjeuner 

La trace de la veille que nous avions empruntée pour rejoindre la cabane était devenue invisible tellement il avait neigé pendant la nuit. À 9h, nous nous sommes tous retrouvés pour prendre le petit-déjeuner ensemble avant de replier les tentes. Dans les yeux des participants, je voyais la fierté d’avoir passé une nuit en pleine nature au beau milieu de l’hiver. C’est une expérience que peu de personnes peuvent se targuer d’avoir vécu. Faire un bivouac hivernal, c’est monter un cran au-dessus du bivouac estival, car il y a moins de « problèmes » inhérents à la météo froide de l’hiver à gérer. Avec du bon matériel, on se rend compte que les différentes saisons ne sont pas un frein pour dormir dehors, et que cela permet de vivre d’autres types d’aventures. 

Choisir son campement pour réussir son bivouac dans la neige. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
credit photo : Antonin Poupart

Dimanche 10h Randonnée en raquette sous la tempête de neige 

Les jours précédents cette micro-aventure, j’avais eu pour information qu’il allait beaucoup neiger tout le week-end notamment le dimanche. Nous avons donc commencé cette journée à marcher sous une tempête de neige dans la forêt jurassienne. Bien que la météo n’ait pas été vraiment idéale, la neige donnait un challenge supplémentaire à cette expérience. Marcher dans un mètre de neige sans trace, ce n’est pas du tout le même effort que marcher sur une trace déjà bien marquée par de nombreux randonneurs. Nous étions les seules à marcher ce dimanche matin dans la forêt du Rizoux.

Deuxieme jour de randonnée raquette dans le Jura. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Dimanche 12h à l’abri pour déjeuner dans une cabane jurassienne 

Après s’être bien dépensé durant la matinée, il était temps de faire une pause pique-nique à l’abri. Encore une fois, les cabanes jurassiennes non gardées ont été parfaites comme abris le temps de reprendre des forces. Notre capitaine Chilowé avait tout prévu pour faire un pique-nique de roi. Après s’être bien dépensés durant la matinée, il était temps de faire une pause pique-nique à l’abri.  Nos batteries bien rechargées, nous avons repris notre chemin en direction du retour. Une fois de nouveau sur les sentiers balisés, nous avons croisé quelques promeneurs sur la GTJ. Peu à peu, nous nous rapprochions de la civilisation, mettant un terme à cette parenthèse enneigée loin de tout. 

Dimanche 14h dans le Jura comme en Sibérie 

Avant de se quitter, il était important que nous fassions tous un bain de poudreuse. Nous avons formé une ligne, et sauté dans la neige pour laisser des traces comme les anges. C’est principalement pour ces moments de joie et de partage que j’aime partir à l’aventure avec vous. La neige donnait un air de Sibérie aux plaines du Jura. Nous avons retrouvé nos véhicules sous une grosse couche de neige. Puis chacun a refait son sac en prenant soin de rendre le matériel prêté par Rémi, avant de repartir aux quatre coins de la France. L’aventure a continué sur les réseaux sociaux, où chaque participant a partagé son aventure avec ses proches et avec les autres membres du groupe

Photo du groupe de participant d'une micro aventure clarafotomania x chilowé. crédit photo : Clara Ferrand - blog WIldroad
credit photo : Antonin Poupart

Je suis heureuse d’avoir réalisée cette aventure en collaboration avec Chilowé. Elle a une nouvelle fois été très riche en rencontres et en expérience. Cela me donne envie d’en créer de nouvelles et de partir vivre d’autres aventures avec vous. 

N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux @clarafotomania, pour être tenu au courant de la prochaine date des week-ends initiation bivouac. Rendez-vous si le site de Chilowé pour réserver votre initiation bivouac hivernal dans le Jura avec Rémi.

À bientôt sur Wildroad ! 

Merci à Antonin Poupart pour ses photographies qui viennent illustrer merveilleusement cet article, conjointement aux miennes.

2 Commentaires

  1. C’est super de partager ces moments avec tes abonnés ! Merci pour ton article qui donne envie de sauter le pas ! Le bivouac hivernal c’est possible !🙌

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