Mon parcours scolaire pour devenir photographe

Quelques-uns d’autres vous le savent déjà, mais je dois vous dire qu’avant tout, je suis photographe de mode. Cet article est l’occasion de vous expliquer mon parcours scolaire qui m’a permis de devenir photographe.

 

Mon parcours scolaire pour devenir photographe

Le laboratoire photo de mon lycée

Comme la majorité des gens, j’ai fait un bac classique en suivant une filière scientifique. Avoir eu des cours de physique-chimie m’a pas mal aidé plus tard pour mes études supérieures. Par contre j’ai toujours eu beaucoup de lacunes à l’écrit bien que j’adore lire. Je pense que j’ai toujours voulu aller trop vite, même lorsque je ponds un article, j’ai envie de le publier tout de suite, sans même le relire. Au lycée, j’étais une élève plutôt moyenne, par contre, je m’investissais à fond dans le club photo que j’avais voulu relancer après que le numérique lui ai mis un bon coup dans l’os. À l’époque, c’est-à-dire en 2008, mon lycée possédait encore une chambre noire où je pouvais développer et faire des tirages argentiques. Je m’essayais à plein de tests sur du papier photo, les agrandisseurs étaient pour moi un gros mystère, alors je m’entraînais toute seule à avoir un rendu qui me plaisais. Je n’avais personne pour m’aider à me former, j’apprenais sur le tas. Ce labo photo, c’était un peu mon coin secret, je m’y enfermais pendant des jours et j’y restais jusqu’à la fermeture du lycée. En parallèle du labo photo du lycée, j’allais tous les mercredis après-midi suivre les cours de photos aux beaux-arts. Les profs me parlaient de Sophie Call, de Sarah Moon que je découvrais alors et qui m’inspiraient beaucoup dans mes prises de vue.

 

Mon premier réflexe numérique

Lorsque j’ai eu 16 ans, j’ai bossé un été dans les champs de tabac en Suisse pour me faire ma première paye afin d’acheter le tout premier réflexe que j’ai eu : un Nikon D90. Avant ce réflexe, j’avais déjà eu un petit numérique compact avec 5 millions de pixels, ce qui était déjà beaucoup pour l’époque. Mais avec mon réflexe, j’ai pu faire des shootings beaucoup plus qualitatifs. Avec mes amies, nous organisions des séances photos comme celles que l’on pouvait voir dans les magasines de mode. On choisissait des robes que l’on trouvait jolies, je maquillais mes amies et elles posaient devant mon objectif. En terminal, les filles de mon lycée me contactaient pour faire des séances photo privée avec moi, j’avais une page Facebook assez connue. J’avais du mal à gérer ma scolarité, car je n’étais pas du tout intéressée par ce que l’on nous enseignait en classe, seuls les cours de philosophie et d’Histoire m’intéressaient. Lorsqu’il a fallu choisir son orientation pour les études supérieures j’ai tout de suite regardé dans le sens de la photographie. Pour moi, il n’y avait pas de question à se poser, la photographie avait pris une telle importance que je ne me voyais pas faire un autre métier que photographe.

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Shooting entre amies

 

Mes études supérieurs en photographie

Avec mon bac, je pouvais prétendre à un BTS ou un cycle pro. Le BTS étant trop ancré dans le passé, je me suis décidé à faire un cycle professionnel à l’École supérieure des art et métiers de Montpellier. Ces études se déroulaient en deux ans. Au programme, nous avions de l’histoire de la Photographie, des cours d’art plastique, de l’anglais, de la physique, et des cours de pratique en studio photo et labo argentique. Nos professeurs étaient un peu de la vieille école, le numérique était en plein essor, mais ils n’arrivaient pas encore à passer le cap. Pour eux la belle époque de la photographie était derrière. Quoiqu’il en soit, j’étais heureuse d’avoir enfin des cours qui m’intéressaient vraiment. Je n’avais plus aucune difficulté, mes notes étaient toujours bonnes et ma passion pour la photo s’éveillait de jour à jour. En parallèle de mes études, je continuais les séances photos avec des particuliers et je commençais à faire des mariages. Je rêvais de plus en plus de devenir photographe de mode, c’est pour cela qu’en première année, je suis partie faire mon stage à Paris dans un studio de location photo où je pouvais voir les plus grands shooter. Au final, j’ai eu mon diplôme avec la mention très bien et les félicitations du jury, tous mes profs étaient vraiment fière de mon parcours et moi aussi. Je pensais que j’allais pouvoir facilement trouver du boulot dans la voie qui me plaisait à Paris.

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Un de mes premiers mariages

Mes premières expériences professionnelles à Paris

Je suis arrivée à Paris en 2012 avec pleins d’espoirs. Avec l’école de photo, nous avions le droit de faire des stages jusqu’à 6 mois après la fin de nos études pour nous lancer dans le monde du travail. J’ai donc été toquer de nouveau à la porte des studios de locations, mais j’ai très vite vu que ces stages ne déboucheraient pas sur un vrai emploi. Mes espoirs de travailler directement dans le milieu de la mode sans aucun contact se sont alors envolés. Je continuais à produire pour mes projets personnels en faisant des séances photos régulièrement avec des New faces d’agences de mannequins. Puis j’ai trouvée un travail en tant que chargée des ventes dans un magasin photo du boulevard Beaumarchais. J’y suis restée durant 1 an, puis j’ai démissionné lassée de parler de matos photo, mais de ne pas l’utiliser. À ce moment, j’ai repris mes études afin de pouvoir faire d’autres stages mieux orientés.

Le magasin dans lequel je bossais

Mes études à l’Université en Art contemporain

En 2013, j’ai entamé une licence en Arts plastiques à l’Université Paris 8. J’ai suivi pas mal de cours d’histoire de l’art et de la photo pour renforcer mes connaissances culturelles. Je m’intéressais beaucoup aux expositions et aux galeries d’Art. De plus, cette Université proposait un cursus spécialisé en photographie avec la possibilité de continuer dans un Master en Photographie et Art contemporain. J’ai continué mes études durant 4 ans pour obtenir un bac +5 en photographie et Art contemporain. À cette période j’ai beaucoup questionnée ma pratique de la photographie, j’ai remis en jeu mon statut de photographe commerciale pour essayer de créer des photographies avec du sens. J’ai eu du mal à séparer la photographie alimentaire de la photographie artistique, mais j’étais bien obligée pour payer mon loyer de faire des petits jobs de photographe de studio.

Ces années universitaires m’ont beaucoup appris et  cela à permis à mon sens critique de l’esthétique de se développer, je pense qu’il m’est très utile aujourd’hui lorsque je dois faire mon editing après un shooting.

Durant ma troisième année de licence en photo j’ai dû faire un stage. Au lieu de chercher dans le côté technique de la photo, j’ai cherché dans les galeries d’art. À cette période, je bossais beaucoup pour une galerie photo qui avait également le rôle d’agent de photographes. Toutes mes connaissances commerciales viennent de ce boulot que j’avais durant toute la durée de mes études universitaires.

Je vous prépare un autre article pour vous expliquer comment j’arrive à combiner les deux facettes de mon travail : photographe de mode et de voyage. En attendant, je vous invite à aller voir mon site professionnel.

 

Un commentaire

  1. Merci pour cet article Clara ! Je l’attendais avec impatience 🙂 c’est inspirant de voir combien ta passion était présente dès l’adolescence. Ton parcours me donne une idée de ce qui existe mais je me demande parfois si « avoir un oeil » s’apprend réellement.

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