Randonnée du Prariond dans le parc de la Vanoise

Par un jour d’automne, je me suis rendu dans le parc national de la Vanoise pour faire une randonnée qui me permettrait d’approcher de très près des bouquetins dans leur environnement naturel. En plus de cette magnifique rencontre, le parc revêt d’incroyables couleurs ocre et orangé à cette période de l’année.

La Vanoise randonnée

  • Départ de la randonnée depuis le Fornet

Après avoir traversé la station de ski de Val d’Isère nous continuons en direction du Fornet, après avoir croisé la dernière remonté mécanique nous arrivons quelques minutes après sur un parking juste avant la montée du col de l’Iseran. À cette période de l’année, il n’y a que quelques voitures, mais le sentier est connu des randonneurs aguerris qui viennent entreprendre l’ascension des cols alentours qui permettent de rejoindre l’Italie. Sur le parking, nous trouvons des toilettes sèche ainsi que les informations concernant le parc national de la Vanoise et les sentiers de randonnée. Le sentier que nous empruntons se situe au fond du parking, nous commençons directement par une petite montée qui traverse quelques écoulements de caillasses, nous sommes alors prudents.

  • Les gorges de Malpasset, la source de l’Isère

Après cette montée de 20 min environs nous commençons à longer les gorges de Malpasset. Tout au fond, on aperçoit un ruisseau, celui-ci n’est autre que la source de l’Isère, une rivière qui parcourt la Savoie de Bourg-Saint-Maurice à Montmélian. Au loin nous commençons à apercevoir la vallée du Prariond avec le refuge du même nom. Dès le début de cette randonnée, la nature environnante reflète la lumière qui peine à percer, le temps est très changeant et parfois une éclaircit nous fait espérer un peu de ciel bleu, mais à d’autres moments la brume recouvre entièrement le col de la Lose et de la Galise vers lesquels nous nous dirigeons. Le sentier longe durant 25 min les gorges de Malpasset et certains passages sont un peu délicats lorsque le sol est glissant, nous sentons que sous nos pieds le sol peut à tout moment glisser et nous entraîner avec nous au fond. Cependant, on voit bien qu’il y a eu certains aménagements, notamment des petites marches et des chaînes disposées le long de la paroi pour servir de main courante.

Gorges du Malpasset

  • La vallée du Prariond et son refuge

Lorsque nous arrivons au bout des gorges d Malpasset, la vallée du Prariond s’étend devant nous. C’est à ce moment de la randonnée que nous apercevons les premiers bouquetins qui sont alors perchés en haut la montagne. Nous continuons le sentier qui traverse une rivière qui provient d’une cascade un peu plus haut, j’en profite pour la prendre en photo. Pour ce passage, il nous faudra sautiller entre les endroits où la rivière est moins épaisse pour basculer de l’autre côté du sentier. Les couleurs de la vallée me rappellent celle de la région du Connemara en Irlande dans laquelle j’avais fait pas mal de randonnées. L’herbe semble brûlée, et les plantes sont éteintes, l’Été est bel et bien finis en Savoie. Au fond de la vallée, il y a les glaciers et les premières neiges et le refuge du Prariond est fermé à cette époque de l’année pour permettre des travaux de rénovation.

  • Bifurcation en direction du col de la Galise

Le sentier bifurque très discrètement sur la gauche, en automne les panneaux qui indiquent les directions sont enlevés en prévisions de l’hiver, on doit savoir où l’on va en suivant une carte IGN, personnellement, j’utilise l’application ViewRanger. Le sentier passe devant l’ancien refuge qui est aujourd’hui en ruine, on remonte ensuite en direction du col en passant un autre ruisseau un peu délicat. On suit le sentier jusqu’à bien voir le col de la Galise et c’est à ce moment qu’on aperçoit tout un groupe de bouquetin bien tranquillement installés sur les pentes du Niolet. On décide de se rapprocher d’eux en prenant une sente sur la gauche.

  • Les pentes du Niolet et les bouquetins

La sente nous amène tout droit vers les bouquetins qui semblent nous attendre. En se rapprochant du groupe, on se rend compte qu’il s’agit de mâles et de jeunes, on les distingue grâce à la grandeur de leurs cornes. Pour ne pas les effrayer, on passe fait certains détours afin de les observer sans les déranger. Alors que je montais sur une colline je surprends un bouquetin qui s’était éloigné du groupe, le tête-à-tête dure bien 5 min et il me laisse prendre pas mal de photos. N’ayant pas un gros zoom, je suis très heureuse d’avoir pu vivre une rencontre avec un bouquetin d’aussi près. Pour approcher ces animaux sauvages, il faut savoir être discret, ne pas faire de bruit et ramper sur une butte pour obtenir le meilleur point de vue. Nous restons au moins 30 min à les regarder se prélasser au pied des montagnes du parc de la Vanoise puis lorsque nous avons assez de photos pour se délecter de ce moment depuis notre canapé nous prenons le chemin de retour, car le temps commence à se gâter.

  • Les Edelweiss et le retour au Parking du Fornet

Sur le chemin du retour, on remarque une fleur particulière : l’Edelweiss. Nous sommes encerclés par ces fleurs blanches de haute altitude, leur rareté en ont fait un emblème de la Suisse. Il est interdit de cueillir des fleurs dans le parc de la Vanoise donc nous ne faisons que les observer. Après cette pause verte, nous retournons à la voiture accompagnés par la pluie durant la moitié du chemin, puis soudainement le ciel s’éclaircit et nous profitons des paysages alentours. Au loin, on voit Val d’Isère et ses grands sommets et sur la gauche serpente la route du col de l’Iseran.

Durant la randonnée nous avons croisé des marmottes, mais elles étaient beaucoup plus farouches que lorsque j’avais fait ma randonnée des lacs Merlets à Courchevel.

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Pinterest Randonnée Prariond

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