Faire un séjour en kayak dans la péninsule du Musandam à Oman

Séjour en kayak de mer dans la péninsule du Musandam. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

La péninsule du Musandam est la destination parfaite pour découvrir le kayak de mer en itinérance. Alors que le froid hivernal s’abat en France, j’ai pris la direction de cette partie inconnue du Sultanat d’Oman, où l’eau turquoise abrite des raies aigles, tortues marines et dauphins à bosse. Pendant 5 jours en autonomie, je me suis émerveillée aux pieds des falaises désertiques de la baie de Sham. Voici mon récit d’aventure avec toutes les informations pratiques afin que vous puissiez également pagayer entre les fjords omanais.


Quelle destination choisir pour débuter en kayak de mer ?
Où se trouve la péninsule du Musandam ?
Les informations pratiques pour visiter le Sultanat d’Oman
Comment organiser un voyage en kayak de mer en itinérance 
Partir avec Allibert trekking agence spécialisée en voyage d’aventure
Séjour en groupe avec un guide francophone 
Quel équipement choisir pour faire du kayak à Oman ?
Mon récit d’aventures en kayak de mer au Musandam
Jour 1 et 2 : arrivée à Dubaï et transport jusqu’au Musandam
Jour 3 : départ pour la baie de Sham en compagnie des dauphins 
Jour 4 : La tempête remet à plus tard nos plans
Jour 5 : rencontre avec les locaux dans le village de Sibi 
Jour 6 : l’île du télégraphe et l’ascension du pic de Sham
Jour 7 : retour au port Khasab avec les pêcheurs
Jour 8 : visite de Dubaï ville de la démesure

Quelle destination choisir pour débuter en kayak de mer ?

Le kayak de mer est une discipline spécifique parmi tous les sports d’eau comme le canoë et le kayak de rivière. En France, j’avais eu l’occasion de tester le canoë à plusieurs reprises, lors de ma descente de la Loire ou encore de la Drôme. Cependant, c’est la première fois que je réalisais une aventure en kayak de mer, après deux courtes expériences à Argelès-sur-Mer et en Suisse sur le lac d’Interlaken.

Choisir sa destination kayak de mer : la péninsule du Musandam à Oman. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

La baie de Sham, située dans le Musandam, offre un cadre idyllique pour débuter avec la pratique du kayak de mer car les eaux sont protégées par les falaises. Il est possible que le vent ou la pluie apporte un peu de challenge, mais le beau temps est très souvent au rendez-vous. Dans ces conditions, pagayer sur une mer d’huile offre des sensations très agréables. On glisse sur l’eau, comme on glisserait sur la neige avec des skis.

La baie de Sham, paradis du kayak de mer dans la péninsule arabique. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
La péninsule du Musandam

Où se trouve la péninsule du Musandam ?

Au Moyen-Orient, le sultanat d’Oman est un pays qui depuis ces dernières années est devenu une destination touristique très plébiscitée par ceux qui cherchent le soleil en hiver. Contrairement à ses voisins comme l’Arabie Saoudite et le Yémen, Oman jouit d’un climat politique qui favorise les visites touristiques.

Carte de la région du Musandam et du détroit d'Ormuz. crédit design : Clara Ferrand - blog Wildroad

Le Musandam est une enclave au milieu des Émirats arabes, qui se trouve tout au nord du pays. C’est dans cette partie du Golf que l’Arabie est la plus proche de l’Iran, au niveau du détroit d’Ormuz. Khasab est la capitale du Musandam, équipée d’un aéroport assurant la liaison avec Mascate, la capitale d’Oman.

Les paysages du détroit d'Ormuz entre Oman et l'Iran. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Les informations pratiques pour visiter le Sultanat d’Oman 

Pour ce premier voyage à Oman, je suis partie avec l’agence de voyage Allibert Trekking, qui m’a transmise toutes les informations essentielles afin de bien préparer mon voyage.

Faut-il un visa pour aller à Oman ? 

Un visa est nécessaire pour entrer à Oman. Jusqu’à présent, il était recommandé de réaliser les démarches en ligne et de payer une cinquantaine d’euros. Cependant, il est maintenant conseillé de le faire directement sur place à la douane, pour une dizaine d’euros avec votre guide. Pour les Français, le Visa est facile à obtenir, il vous permettra de visiter pendant 45 jours le pays.

Information pratique pour voyager à Oman : visa, devise, prise electrique... crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Lorsque vous passerez la frontière, suivez bien les indications de votre guide : photographie interdite et ne prenez pas de drone dans vos valises. En cas de non respect,  des fouilles seront réalisées et pourront vous immobiliser pendant plusieurs heures à la frontière. Les zones militaires du côté du Musandam sont très sensibles, il est important de ne pas prendre en photo les soldats ainsi que les infrastructures militaires. 

Faut-il un adaptateur pour les prises électriques ? 

Dans votre valise, prenez impérativement un adaptateur de prise électrique. À Oman, vous trouverez des prises de type G avec trois fentes. Certains hôtels sont équipés de prise USB, mais cela n’est pas le cas obligatoirement. 

Quelle est la devise locale ? 

Le Rial Omanais est la monnaie locale à Oman, cependant vous ne ferez pas de dépense dans le sultanat, mais uniquement lors de votre journée de visite à Dubaï. Si vous prenez du change,  préférez le Dirham des Émirats (taux de change Janv 2023 : 0,25 euros = 1 dhiram).

Les vols depuis la France 

Pour rejoindre la péninsule du Musandam, vous devrez atterrir à l’aéroport de Dubaï pour ensuite prendre un mini-bus qui vous amènera à votre destination finale. La compagnie aérienne Emirates effectue des liaisons directes et régulières avec l’aéroport de Paris Charles-de-Gaulle. Il est également possible de trouver des vols avec des correspondances à Istanbul ou au Bahrein. 

Liaison direct vol Paris Dubai avec Emirates. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Les avions de la compagnie Emirate effectuant la liaison avec Paris sont équipés confortablement et le service est impeccable. 

Les transports sur place

Lors de notre arrivée à Dubaï, nous avons rejoint notre hôtel situé à quelques minutes de l’aéroport pour y passer la nuit. Le lendemain, nous avons retrouvé notre guide à 6h30 dans le hall de l’hôtel, afin de prendre tous ensemble le mini-bus à destination de Khasab. 

Les navettes de bus pour aller dans le Musandam depuis Dubaï. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Nous avons eu 4 heures de transport en comptant le passage des frontières. Cependant, cela peut varier en fonction du zèle que décide d’appliquer les douaniers et du nombre de touristes présents aux frontières. Le minibus fera également une pause avant la frontière pour que le guide puisse acheter des produits frais qui seront utilisés pour la cuisine pendant les 5 jours de kayak. 

Voyager en tant que femme au Musandam 

La condition de la femme dans les pays du moyen-orient dépend des mœurs locales. À Oman, l’ouverture d’esprit concernant les femmes est plutôt bonne, elles peuvent occupées des postes importants comme à la douane. 

En tant que touriste femme et occidentale une certaine tolérance vous est accordée. Vous ne serez pas obligée de porter le voile. Cependant, il vous sera fortement recommandé de vous couvrir les épaules et de porter un châle pour masquer vos formes si vous portez un short trop moulant. Le respect des us et coutumes locales vous permettra de mieux vous intégrer à la population. 

Comment organiser un voyage en kayak de mer en itinérance

Pour découvrir le Musandam en kayak, vous devez nécessairement passer par une agence. Sur place, il est impossible de louer un kayak et de partir seul. De plus, pour votre sécurité, il est important de suivre un guide qui connaît les lieux. 

Partir avec Allibert trekking agence spécialisée en voyage d’aventure 

En août dernier, j’avais déjà fait confiance à l’agence de voyage Allibert Trekking pour m’accompagner lors de mon trek du tour du Huayhuash au Pérou. C’est de nouveau avec eux que j’ai décidé de partir à l’aventure en kayak de mer au Musandam. Ce séjour est proposé dans leur catalogue depuis plusieurs années, c’est une des destinations phare de l’hiver et de nombreuses dates de départ sont proposées d’octobre à avril

Organiser son séjour kayak de mer avec Allibert Trekking. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Un conseiller s’occupera de remplir votre dossier avec toutes les informations nécessaires au bon déroulement du voyage : 

  • Attestation de voyage
  • Billets électroniques pour le vol
  • Check-list du matériel à prévoir
  • Liste des médicaments pour la trousse de secours 
  • Indications pour rencontrer votre guide sur place 

Séjour en groupe avec un guide francophone

Sur place, vous serez intégré à un groupe francophone de 4 à 14 participants, ainsi que le guide. Les niveaux sportifs peuvent être très éclectiques, car c’est un voyage de niveau 1 accessible à tous. Vous pourrez être dans le même groupe que des personnes débutantes ou expérimentées. Les randonnées incluses dans le séjour sont optionnelles, vous pourrez choisir de les effectuées ou non selon votre état de fatigue. 

Groupe voyage Allibert Trekking en kayak à Oman. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Tito, était notre guide francophone sur place. Il encadre depuis plusieurs années ces séjours kayak à Oman et connaît la baie comme sa poche. C’est lui qui vous montrera les bonnes pratiques du kayak et qui décidera d’aménager le parcours selon les prévisions météo. 

Peut-on partir seul pour un séjour en groupe ?

Les kayaks qui vous seront fournis sont des kayaks biplaces. Vous serez donc invité à faire équipe avec une autre personne du groupe. La typologie des participants varie beaucoup d’un groupe à l’autre. Vous serez toujours en bonne compagnie pour partager ce séjour et vous ferez surement de magnifiques rencontres. 

Partir avec une agence au Musandam pour un voyage francophone. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
séjour en groupe avec Allibert Trekking

Quel équipement choisir pour faire du kayak à Oman ?

La vie sur l’eau nécessite d’emporter dans ses valises des vêtements spécifiques. J’ai choisi de prendre des sacs étanches en plus pour protéger mon matériel photo et vidéo. Voici donc un résumé de ce qui se trouvait dans mon sac. 

Comment s’habiller pour faire du kayak de mer ? 

Je suis partie au Musandam en décembre, la période la plus froide où il est possible qu’il pleuve et qu’il vente. J’ai donc pris des affaires pour me protéger des intempéries. Selon la période à laquelle vous partez, vous pourrez être dispensés de certaines couches.

  • Un shorty de surf : j’ai acheté mon shorty chez Décathlon juste avant le départ, car en voyant la météo pluvieuse annoncée, j’ai craint d’avoir froid avec un simple maillot une pièce. J’ai choisi un modèle débutant à 35 euros, en me disant qu’étant donné ma pratique occasionnelle de kayak de mer, je n’avais pas forcément besoin d’un shorty plus expert. 
  • Short et haut de kayak : au rayon plongé et kayak, vous trouverez des habits spécifiques pour les sports d’eau qui protègent des UV et sèchent rapidement.
  • Un bikini : histoire de bronzer un peu, j’avais tout de même pris un maillot de bain deux pièces au cas où il y aurait des journées très chaudes.
  • Un coupe-vent imperméable : je n’ai pas regretté une seconde cette couche qui m’a bien tenue au chaud lors des rafales de vent.
  • Des chaussures d’eau : elles sont obligatoires pour la pratique du kayak de mer, car lorsque vous sortez du kayak pour débarquer, vous serez amené à marcher sur des plages de galets ou d’autres types de place avec des coquillages coupants.

Les essentiels à mettre dans son sac pour un séjour itinérant 

  • une casquette ou un chapeau,
  • des lunettes de soleil,
  • un pantalon de randonnée léger, 
  • une serviette microfibre,
  • une paire de chaussures de randonnée légères, 
  • un pyjama,
  • une polaire pour les fraîches soirées,
  • une paire de chaussettes,
  • un tee-shirt en laine mérinos. 

Vous devrez mettre vos affaires personnelles dans un petit sac étanche de 18 L, tout doit rentrer à l’intérieur car la place dans les kayaks est millimétrée. Ne prenez pas d’affaires en double, mais prenez des affaires assez chaudes pour vous tenir au sec et au chaud pendant les fraîches soirées.

Que mettre dans son sac pour un séjour kayak de mer. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Les sacs étanches pour protéger son matériel

Plusieurs sacs étanches vous seront fournis par le guide afin de mettre vos affaires personnelles ainsi que votre duvet au sec. En plus de cela, je vous recommande d’emporter un petit sac étanche dont vous vous servirez pour mettre quelques affaires au sec à disposition entre vos jambes. Dans mon cas, j’ai utilisé ce sac étanche pour avoir mon matériel photo à disposition. J’avais aussi une petite pochette étanche pour garder mon téléphone en bandoulière.

Quel est mon matériel photo pour faire des photos en kayak 

Pour ce voyage, j’avais embarqué mon appareil photo réflexe Canon R5 avec pour objectif principal mon 24-105mm f4. J’avais également pris un objectif grand-angle pour les photos nocturnes et depuis le kayak, un 16-35mm f2.8. Pour les prises de vue sous-marine, j’ai pris ma GoPro 7 équipée d’un dôme protecteur. 

Ce que j’ai pris dans ma trousse de toilette et trousse de secours

Ma trousse de toilette :

  • mini brosse à cheveux,
  • boules quies,
  • shampoing biodégradable Seatosummit,
  • savon pour l’eau de mer CAO, 
  • crème solaire et Biafine, 
  • pince à épiler et petits ciseaux. 

Ma trousse de secours : 

  • paracétamol,
  • tisanes pour la gorge à base de Thym,
  • compresses stériles, 
  • pansement waterproof,
  • désinfectant,
  • spasfon,
  • pastilles de micro-pur pour l’eau,
  • antidiurétique,
  • smecta. 

Les nuits à la belle étoile ou bivouac dans les fjords du Musandam

Pendant ce séjour, vous pourrez dormir à la belle étoile si la météo le permet. À votre disposition, vous aurez une bâche étanche et épaisse à mettre directement sur le sol. Allibert Trekking vous fournira des matelas de sol gonflables Therm-a-rest confortable. Sur certains camps, des moustiques sont présents, pensez bien à utiliser un répulsif si vous dormez à découvert. 

bivouac sur les campement séjour Oman. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
campement sur l’île de Sham

Des tentes seront mises à votre disposition dans le cas où les prévisions météo seraient incertaines. Je vous recommande de les prendre, car elles vous protégeront en cas d’averses et vous éviteront d’avoir un voyage gâché à cause de la météo. Ces tentes sont des 2 places autoportantes avec deux ouvertures, très ressemblantes aux tentes MSR Hubba Hubba. 

Mon récit d’aventures en kayak de mer au Musandam

Partir en kayak de mer dans la péninsule du Musandam était le cadeau que je voulais m’offrir pour clôturer l’année 2022 et bien commencer l’année 2023. C’est pour m’éloigner de l’effervescence de Noël et du réveillon de la nouvelle année en France, que je suis partie pour cette aventure. Je voulais renouer avec cette partie du monde, dont les paysages désertiques m’émerveillent. Lors de mon premier voyage en solitaire en Jordanie 2018, j’avais apprécié me retrouver avec moi-même hors de ma zone de confort. C’est tout cela que je suis venue chercher à Oman. 

Carte itinéraire en kayak de mer : 5 jours dans le baie de Sham au Musandam. crédit design : Clara Ferrand - blog Wildroad

Jour 1 et 2 : arrivée à Dubaï et transport jusqu’au Musandam 

Vol direct de Paris à Dubaï 

Après un vol direct depuis Paris Charles-de-Gaulle, j’ai atterri 7h plus tard à Dubaï avec la compagnie Emirates. Grâce à la navette gratuite, j’ai rejoint mon hôtel où j’ai passé une courte nuit, avant de rejoindre le lendemain mon guide à 7h30 dans le hall. J’ai ainsi rencontré tout le groupe, les 13 autres participants qui partageront avec moi cette aventure à l’autre bout du monde. 

Rencontre avec les membres du groupe 

Parmi eux, des couples, une famille, des amis et des voyageurs solitaires ayant la soif de découvrir le kayak de mer en autonomie. Au fil des premières heures, on en apprend un peu plus sur les profils de chacun, ceux qui ont déjà une pratique du kayak et ceux pour qui ce sera une première de pagayer en mer. Sportifs et non-sportifs, nous nous mélangeons sans barrière afin de créer une cohésion de groupe.

De même nous faisons la connaissance de Tito, notre guide aux origines péruviennes, ce qui me rappelle étrangement mon dernier trek au nord du Pérou avec Allibert Trekking. Tito est un guide expérimenté qui encadre ces séjours kayak à Oman depuis plus d’une dizaine d’année. 

Traverser les frontières des Émirats jusqu’à Khasab

Pour arriver à Khasab, la capitale du Musandam, nous avons environ 4h de mini-bus en comptant le passage des frontières. En effet, arriver en avion à Dubaï est le moyen le plus rapide pour rejoindre la péninsule du Musandam qui est une enclave d’Oman au milieu des Émirats. Cependant, cela implique de passer les frontières terrestres et potentiellement de se soumettre aux fouilles. Le passage de la frontière est un exercice qui demande beaucoup de rigueur de notre part afin de ne pas enfreindre les règles. Toute présence de drone pourrait nous apporter de gros problèmes, ainsi que le fait de photographier des structures militaires ou les douanes

Trajet en minibus jusqu'au Musandam depuis DubaÏ, arrivée à Khasab. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Khasab, capitale du Musandam

Préparation de l’autonomie alimentaire 

Après s’être arrêté dans un supermarché sur la route pour acheter des fruits et des légumes frais, nous récupérons notre déjeuner ainsi que le dîner du jour auprès d’un restaurant local. Nous devons emporter avec nous tous les aliments nécessaires pour nourrir 14 personnes pendant les 5 jours que nous allons passer en kayak. 

Préparation autonomie alimentaire pour un séjour kayak en itinérance. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
préparation des kayaks pour le séjour en autonomie

Répartitions de nos affaires et chargement des kayak 

Le déjeuner est le moment propice pour constituer les équipes qui se répartiront dans les 7 kayaks biplaces. Pour notre groupe, il est nécessaire de prévoir deux kayaks cargos dont le premier sera manœuvré par notre guide et le second par un participant volontaire. C’est le benjamin du groupe, Antoine du haut de ses 18 ans, qui se chargera du second cargo kayak transportant toute la nourriture et les ustensiles de cuisine

Démonstration des kayaks de mer par notre guide. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Nous rassemblons toutes les affaires, les vivres pour les 5 jours à venir, nos sacs étanches et les kayaks dans un camion qui doit nous déposer au port de Khasab. Or, la météo s’est empirée au fil de la journée et les précipitations deviennent de plus en plus fortes. Avec la nuit qui arrive tôt, le guide préfère reporter notre départ au lendemain matin. Cette nuit, nous resterons au sec à l’hôtel afin de ne pas prendre de risque au vu des orages prévus. 

Jour 3 : départ pour la baie de Sham en compagnie des dauphins 

Derniers préparatifs au port de Khasab 

À 7h30, toutes nos affaires sont de nouveau chargées dans les kayaks. Cette fois-ci, c’est vraiment l’heure du départ. Le chauffeur nous dépose au port où nous devons remplir et optimiser au mieux la place dans les kayaks. Chacun trouve ses marques et celui qui est à l’arrière doit apprendre à manœuvrer avec un gouvernail afin de diriger le kayak

Premiers coups de pagaie entre les dauphins et les raies 

Nous voilà maintenant sur l’eau, pour notre première journée de ce séjour dans le Musandam. Le ciel est gris, mais la mer est calme, cela est rassurant pour se mettre en jambes. Dès les premiers mètres, on croise des dauphins qui nagent sur les flancs des bateaux touristiques. Un peu plus loin, une raie effectue un double saut périlleux juste devant notre kayak ! La faune marine nous sort son cortège d’accueil pour notre arrivée dans la baie de Sham

L’entrée de la baie de Sham

Déjeuner au village de Sham

Après 12 km de navigation, nous avons récupérer notre retard dû au faux départ de la veille et accostons à proximité de village de Sham. Tito notre guide, récupère des tables laissées sur place afin que l’on puisse préparer le déjeuner. Chacun met la main à la pâte, c’est un voyage collaboratif où la vie de groupe prend une place importante dans la journée. Au menu, ce sont des légumes frais et des condiments.

Préparation du déjeuner pour le groupe. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Premiere journée en kayak pour une itinérance de 5 jours détroit d'Ormuz. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Première pêche à la traîne 

Après le repas, il est temps de repartir pour les 8 derniers km de la journée. Certains, pressés de pêcher du poisson, sortent les lignes à laisser traîner derrière les kayaks. Chaque binôme possède une ligne et découvre cette activité. Au final, ce n’est pas aujourd’hui que nous mangerons du poisson pour le dîner. 

Mise en place pêche à la traine derrière les kayaks. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Technique de la pêche à la traîne
Premiers jours avec une météo hivernale dans la péninsule du Musandam. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Installation du campement sur l’île de Sibi 

Au fond de la baie se trouve l’île de Sibi. C’est sur ce petit bout de terre que se trouve notre premier campement. Nous arrivons lorsque la nuit est en train de tomber, alors rapidement il faut décider des emplacements pour les tentes, monter le camp principal qui servira de salle à manger et sortir les affaires des kayaks. En tant qu’experte en bivouac, j’aide les autres à monter leur tente pour la première fois. Le fonctionnement des tentes Allibert Trekking est le même que les MSR Hubba Hubba, alors on les monte très rapidement. 

Pagayer jusqu'à l'île de Sibi pour notre premier campement. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Les tentes installées au campement pour notre première nuit. crédit photo : Clara Ferrand - blog WIldroad
le campement sur l’île de Sibi

À 17h30 il fait nuit noire, nous entrevoyons quelques étoiles entre les nuages. Tito quant à lui prépare déjà le dîner : des légumes avec des pâtes et du poulet. À 19h30, on se retrouve tous attablés pour partager un dernier moment ensemble avant de rejoindre nos tentes respectives. 

Tente de bivouac fournit par l'agence Allibert trekking pour le séjour en itinérance au Musandam. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Jour 4 : La tempête remet à plus tard nos plans

Réveil au paradis entre les fjords 

Le magnifique lever de soleil sur les fjords laisse présager une belle journée. Le réveil sonne à 6h30 afin de prendre le petit-déjeuner et d’avoir tout rangé pour 8h30 au plus tard. Avant de quitter l’île, le guide nous laisse profiter des fonds marins pour pratiquer du snorkeling. Au Musandam, il y a des poissons de toutes les couleurs, entourés de coraux incroyables. Avec un peu de chance, on peut apercevoir des raies aigles et des tortues. 

Lever de soleil sur le campement dans la baie de Sham. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Snorkeling et kayak au Musandam.  credit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Quand une tempête chamboule les plans

Parti pour le village de Sibi, nous sommes les plus avancés tandis que les autres sont encore à seulement quelques mètres du camp. Soudain, nous entendons au loin un bruit similaire à celui d’une cascade. Avec Benoit mon binôme, nous nous regardons d’un air interrogateur. Très vite, en sentant le vent arriver sur nous, nous comprenons qu’une grosse tempête arrive. Les autres kayaks faisant demi-tour, nous alertent du besoin urgent de regagner la terre, mais c’est trop tard, nous sommes déjà en train de nous battre avec le vent de face. Après de longues minutes à pagayer comme des forcenés, nous avons réussi à rejoindre le groupe qui a commencé à installer un abri pour affronter les seaux d’eau se déversant sur nous. 

Belles lumière sur le village de SIbi au fond du fjord du Musandam. crédit photo : clara Ferrand - blog Wildroad

Un jour de promenade sur l’île de Sibi 

Le guide décide de changer les plans du jour, à savoir la visite du village de Sibi et bivouaquer sur une île voisine. Finalement, nous allons rester bien sagement au même endroit en attendant que le vent baisse et que la tempête se calme. Nous voilà de nouveau en train de monter les tentes en veillant à bien les ancrer pour qu’elles ne soient pas arrachées par les rafales. 

Point de vue sur la baie de Sham depuis l'île de Sibi. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Pendant l’après-midi, nous découvrons l’île de Sibi avec le groupe lors d’une petite marche. Les boutres, ces bateaux traditionnels en forme de banane, nous entourent. Ils viennent se réfugier ici, à l’abris des rafales de vent afin que leurs clients puissent se baigner. Les dauphins sont également de la partie, ils jouent autour des bateaux.

Coucher de soleil dans les fjords du Musandam 

La tempête a amené de beaux nuages, ceux-là se colorent avec le coucher du soleil. Le ciel est menaçant, mais laisse passer les rayons du soleil qui viennent souligner le relief des montagnes s’enchevêtrant à l’horizon. Malgré les bourrasques de vent, je monte au sommet de l’île de Sibi pour photographier ce décor dépaysant. 

Coucher de soleil sur le pic de Shampoing dans les fjords du Musandam. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Jour 5 : rencontre avec les locaux dans le village de Sibi 

Pagayer au pied des falaises du Musandam 

Après une nuit agitée, où le vent s’engouffrait dans la tente, nous voici prêt pour pagayer sous le soleil qui daigne enfin nous réchauffer. Cette fois-ci c’est le vrai départ, nos kayaks sont de nouveau chargés, et nous avons veillé à laisser l’île de Sibi aussi propre que lorsque nous sommes arrivés. On vise les falaises face à nous, elles sont impressionnantes et se jettent directement dans la mer. C’est très agréable de pagayer dans ces conditions, à l’affût pour observer la faune marine

Faire du kayak au pied des falaises du Musandam. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Une invitation à partager un repas avec les Omanais

Moins d’une heure après avoir quitté notre île, nous voici aux abords du village de Sibi. Au pied de la belle mosquée blanche se trouve une source d’eau, nous remplissons alors les bouteilles vide. L’eau n’est pas d’une qualité sûre pour être bu, alors nous l’utiliserons pour la cuisine après l’avoir bouilli afin d’éliminer toutes les bactéries résiduelles. 

À proximité, des enfants et un jeune homme nous observent. Nous nous toisons, puis un enfant d’à peine 10 ans s’approche du groupe et nous invite à le suivre. Une famille omanaise nous invite à partager un repas avec eux. Dans la grande cour intérieure, un plateau rempli de fruits frais et de plats fait maison nous attend. Les locaux savent recevoir et notre guide nous dit qu’ils n’attendent rien en retour. Leur générosité est touchante, et cela restera l’un des plus beaux moments de partage de mon séjour au Musandam. 

Une famille Omanaise rencontré dans le village de Sibi. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Repas partagé avec une famille Omanaise. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Du poisson omanais au déjeuner 

Après avoir quitté le village de Sibi, nous sortons pour la deuxième fois du séjour les lignes de pêche. Cette fois-ci Olivier pêche un premier petit poisson, suivi de Véronique qui en pêche un plus gros. Nous aurons du poisson frais pour le déjeuner ! 

Ppeche à la traine dans les eaux du Musandam. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Faire une randonnée au col de l’Isthme 

Après quelques kilomètres à pagayer, nous accostons en bas du col de l’Isthme. Une fois la pause déjeuner terminé, nous gravissons ce petit col qui permet d’avoir un point de vue sur le Golfe d’Oman de l’autre côté de la baie. Au bord du sentier, nous pouvons observer des fossiles de coraux qui témoignent d’une époque où les océans recouvraient une grande partie du globe. 

Point de vue depuis le col de l'Isthme sur le Golfe d'Oman. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Golfe d'Oman et Golfe Persique depuis le col de l'Isthme. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Les lumières de fin de journée sur l’île de Sham 

Devant nous, l’île de Sham est baignée dans la lumière et entourée de montagnes dont le pic de Sham à sa droite. C’est notre objectif final pour cette journée car nous y installerons notre camp pour la nuit. La golden hour est un moment que j’apprécie particulièrement en tant que photographe, car elle sublime les couleurs du paysage. Le ciel est dénué de nuage, cela laisse présager une nuit avec un beau ciel étoilé. Avec ces conditions, un couple avec de bons duvets chauds tente une nuit à la belle étoile. Ça ne sera pas mon cas, car avec mon duvet 0 degré confort, la brise et l’humidité, j’ai peur d’attraper froid. 

Ile de spam et pic de spam dans les fjords du Musandam. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Arrivée sur l'île de Sham en kayak de mer. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Balade nocturne et plancton phosphorescent 

À 20h30 notre guide propose une sortie nocturne en kayak autour de l’île de Sham. Les seuls 4 courageux tenteront l’expérience pendant une heure. Le lendemain matin, nous avons droit à leur récit, ils nous dévoilent alors qu’ils ont pagayé au milieu de planctons phosphorescent. Dommage que le guide ne nous a pas communiqué cette info qui en aurait sûrement motivé à se remettre à l’eau malgré la fatigue.

Les nuits étoilées de la baie de Sham. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Jour 6 : l’île du télégraphe et l’ascension du pic de Sham

L’île du télégraphe un héritage anglais suranné 

Ce matin, notre guide nous donne rendez-vous dans les hauteurs du camp pour nous expliquer l’existence de l’île du télégraphe. Ce petit bout de terre, situé juste en face de notre campement a accueilli une équipe de 20 anglais, désireux de mettre en place une ligne de télégraphe pour communiquer entre l’Inde et l’Iraq. Aujourd’hui, cette île attire des curieux et créée une manne touristique pour les croisiéristes. 

L'histoire de l'île du télégraphe. credit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Pagayer au milieu des dauphins de la baie de Sham 

À 10h, nous sommes tous prêts sur nos kayaks pour rejoindre notre dernier campement. En route nous croisons plusieurs bateaux touristiques, nous longeons les falaises pour éviter d’être malmenés par les vagues qu’ils provoquent. Soudain, nous apercevons un aileron, puis deux, puis trois…Tout un groupe de dauphins se rassemble autour de nos kayaks. Le spectacle dure pendant 20 minutes, ils tournoient autour de nous, laissant tantôt apercevoir leur bec, tantôt leurs nageoires. 

Les dauphins à bosse dans la péninsule du Musandam. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Randonner sur le pic de Sham au coucher du soleil 

Cette après-midi, l’ascension du pic de Sham est au programme. Le début du sentier est vertigineux, nous longeons les rochers sur un chemin caillouteux qui nécessite parfois de s’équilibrer avec les mains. Tito notre guide, reste devant et donne l’allure de manière à ce que tout le monde puisse suivre. Nous nous arrêtons régulièrement pour rester groupés. 

La randonnée du pic de Sham. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Randonnée à Oman : pic de Sham au Musandam. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Randonnée dans le détroit d'Ormuz. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Les 800 mètres de dénivelé se font assez facilement et la vue au sommet valait bien le détour ! Le panorama est ouvert sur toute la baie, nous voyons en 4D tout ce que l’on a parcouru ces 4 derniers jours. Au sommet, le guide nous montre à piège à caracal, des gros félins qui vivent dans les alentours. Alors que la nuit commence à tomber, les lumières de l’Iran à seulement 50 km de l’autre côté du détroit d’Ormuz indiquent les cotes. 

Panorama sur la baie de Sham. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Le retour au camp se fait avec les frontales. Nous avons un pas lent, initié par le guide qui souhaite que tout le monde reste groupé afin d’éviter une mauvaise chute. Nous retrouvons nos tentes et le campement pour une dernière soirée, durant laquelle Tito jouera quelques morceaux à la flûte de pan

Jour 7 : retour au port Khasab avec les pêcheurs 

Dernier réveil sur le camp et snorkeling

La crique où nous avons installé notre campement est un beau terrain de jeu pour faire du snorkeling. Alors nous mettons nos palmes, masques et tubas pour aller explorer les fonds marins. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons eu peu de moments propices à la baignade à cause de la météo chaotique du début de séjour. Dans les récifs se cachent une multitude de sortes de poissons, tous plus colorés les uns que les autres

Faire du snorkeling dans les fond marin d'Oman. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Coraux et poissons dans les eaux omanaises. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Déjeuner avec les pécheurs locaux 

Il est temps de reprendre les kayaks pour nos derniers kilomètres du séjour, mais avant de rejoindre Khasab, nous effectuons un dernier arrêt sur une plage où se trouve des pécheurs locaux. Ils s’adonnent à la pêche traditionnelle avec de gros filets remplis de mérous qu’ils tirent à bout de bras.

La pêche traditionnelle au port de Khasab. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad
Pique nique en groupe du séjour kayak avec Allibert Trekking. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Retour au port de Khasab pour clôturer le séjour en kayak 

Le vent s’est levé, le retour au port s’annonce plus sportif que prévu car nous devons affronter la houle et le vent de face. Nous rassemblons nos dernières forces pour rejoindre le débarcadère. La vie du port avec les nombreuses allées et venus des bateaux crée un contraste avec la vie paisible que nous avons mené ces derniers jours isolés de tout. 

Nous déchargeons les kayaks en vue d’un grand nettoyage. Il faut laisser les kayaks propres pour le prochain groupe. De même que nous trions les affaires afin de séparer nos affaires personnelles du matériel prêté par Allibert trekking

Ma soirée de réveillon pour célébrer la nouvelle année

Esra Hotel appartement est un hébergement de bonne qualité situé à l’extérieur du centre-ville de Khasab. C’est ici que nous passons notre dernière soirée. Initialement, si le programme avait pu être respecté, nous aurions eu deux nuits de repos ici. Du fait des mauvaises conditions météos, nous n’avons qu’une seule courte nuit avant de repartir le lendemain. 

Hotel à Khasab séjour avec Allibert trekking. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Notre retour à la civilisation coïncide avec le 31 janvier, c’est avec le groupe que nous fêtons le réveillon. Notre guide a fait livrer un repas de fête par un restaurant local, que nous partageons autour d’une grande table. Après une bonne douche, nous voici tous sur notre 31, avec quelques cernes qui persistent. 

Esra hotel appartement dans la capital du Msandam à Khasab. crédit photo :Clara Ferrand - blog Wildroad

À la fin de la soirée, Tito nous invite à le suivre à l’extérieur de l’hôtel pour lâcher ensemble des lanternes. Chacun est invité à faire un vœu, puis à laisser s’envoler ce lampion en papier dans les cieux. C’est un moment plein de poésie qui vient clôturer ce séjour en kayak. 

Jour 8 : visite de Dubaï ville de la démesure 

Départ matinal en direction de Dubaï 

Pour commencer la nouvelle année, notre réveil sonne à 6h30 afin de reprendre le mini-bus en direction de Dubaï où une dernière journée de visite s’annonce. Nous passons de nouveau les frontières des Émirats et quelques heures plus tard, nous voici entourés de grandes tours. 

Trajet retour vers les Emirats Arabes depuis Khasab. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Achats de souvenirs et déambulation au Souk 

Tito nous guide à travers le vieux Dubaï et les ruelles du souk. C’est le moment idéal pour ramener quelques souvenirs. Les marchants nous annoncent des prix qui peuvent se négocier de moitié. La profusion d’épices, de babioles et de cartes postales me laisse pensive. Je n’achète que quelques cartes kitsches pour envoyer à mes amis. Une navette fluviale nous amène de l’autre côté de Dubaï où une autre partie du souk se termine. 

Visiter Dubaï et son grand souk lors d'une journée. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Le quartier de l’opéra et la tour Burj Khalifa

Notre mini-bus affrété spécialement pour faciliter la visite de Dubaï nous balade de points d’intérêt en points d’intérêt. N’ayant pas un grand attrait pour cette ville d’artifice, cela me convient bien d’avoir une visite clés en main où je ne dois pas réfléchir à l’itinéraire. La démesure se trouve partout, et notamment avec la tour Burj Khalifa haute de 800 m, soit la même hauteur que le sommet de Sham que nous avons gravi deux jours plus tôt. 

Visiter une journée la ville de Dubaï aux émirats. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Visiter les Mall, temple de la surconsommation

Nous visitons deux Malls dont l’un deux abrite la piste de ski artificielle. Il s’agit d’un vrai parc d’attraction givré en plein cœur du désert. L’homme n’a décidément de limites que celles de son imagination qui s’avère désastreuse pour l’environnement. Dubaï était une parenthèse bling-bling intéressante à voir, mais je n’aurais pas demandé une journée de plus ici. 

Mon expérience du métro 100% féminin 

Pour retourner à notre hôtel à côté de l’aéroport, j’ai emprunté le métro. De cette manière, j’ai pu faire l’expérience des rames exclusivement réservées aux femmes. C’est un dispositif mis en place par certaines villes où les hommes ont parfois des regards insistants. Je peux dire que voyageant dans une rame mixte, je ne me sentais pas à l’aise, bien que je fusse couverte. 

Le metro 100% féminin de Dubaï. crédit photo : Clara Ferrand - blog Wildroad

Le lendemain, j’ai repris l’avion en direction de Paris, ce qui marquât la fin de ce voyage dans la péninsule du Musandam. 

J’étais heureuse de pouvoir commencer l’année 2023 en réalisant un de mes rêves :  un voyage en autonomie en kayak. Cette expérience m’a donné le goût de réaliser de nouvelles aventures de ce type !

À bientôt sur Wildroad

Ce voyage a été réalisé grâce au soutien de l’agence Allibert Trekking, qui m’accompagne dans mes projets d’aventure. 

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